Histoire d’AR. Après les césars et autres oscars, pourquoi ne pas profiter des interclubs pour décerner quelques récompenses à ceux qui les ont bien méritées ? Un (S)CHOFAR* d’or au gymnase de Champagnier qui, bien qu’équipé du même genre de soufflerie que le gymnase de Voiron, a su procurer à tous une chaleur propice au fonctionnement des neurones. Aux installations du CREPS, de glaçante mémoire, je réserve un DEWAR*, ou alors à tous les joueurs et arbitres du Championnat Régional, des sous-vêtements en ELINVAR*. * CHOFAR (= SCHOFAR) : instrument à vent utilisé dans le rituel israélite * DEWAR : récipient permettant de conserver le froid * ELINVAR : acier au nickel insensible aux variations de température Un SAMOVAR* rutilant à l’équipe de Champagnier pour son hospitalité. Café du matin, buvette, goûter, apéro du soir : ce club de 9 joueurs ne ménage pas ses efforts pour accueillir une des plus grosses compétitions du Comité, sans compter l’installation de la salle et le nettoyage final. Bravo à eux qui renouvellent cet accueil chaque année. * SAMOVAR : bouilloire russe pour la préparation du thé Un DENAR* symbolique à Gégé pour la gestion informatique des équipes et des résultats. Échaudé il y a quelques années par une gestion calamiteuse des interclubs par SIGLES, il s’est lancé dans la création d’un programme personnel plus efficace et surtout modifiable en cas d’erreur. Et ça marche ! Bien sûr, les occasions de test étant peu nom-breuses, les bugs ne se révèlent qu’à l’utilisation en direct et doivent être solutionnés très vite. Comme en plus il joue, pendant les parties, il pense à ce qu’il va devoir modi-fier pour pouvoir sortir rapidement des résultats justes : c’est beaucoup pour un seul homme ! On peut dire que c’était un peu son métier, mais quand même… Ah ! S’il avait l’âme mercantile… D’un autre côté, SIGLES a beaucoup progressé depuis quelques années, donc peut-être aussi pour les interclubs. Si d’autres comités l’utilisent sans problèmes, quelques retours seraient les bienvenus. * DENAR : unité monétaire de la Macédoine Un MINBAR* pour Jean-Pierre Meneghetti, qui après une première partie un peu lente, a su trouver le bon rythme pour les deux suivantes, tout en gardant son accent et sa prononciation personnels. Acceptera-t-il un nouveau surnom (affectueux) pour l’année prochaine : Hannibal (lecteur) ? * MINBAR : chaire d’une mosquée Un ALCAZAR* pour les arbitres. On y trouvait des AR, des AF, et des ARien du tout, car certains ont profité de l’occasion pour se lancer à l’arbitrage d’une compétition officielle. C’est courageux, et c’était réussi, n’est-ce pas Joëlle ? On compte sur toi l’an prochain. En tout cas, plus de gros problèmes comme il y a quelques années, dus aux personnes désignées par les clubs mais qui n’avaient pas forcément l’habitude ni la compétence de l’arbitrage. Tous ont œuvré de manière efficace : doit-on y voir le fruit des efforts sur la formation à l’arbitrage ? On peut l’espérer et encourager les clubs à inciter le maximum de joueurs à cette activité qui fait aussi progresser leur jeu. * ALCAZAR : palais maure fortifié Un MALABAR* pour le club d’Annecy. Facile ! Ce sont les plus gros du comité (le club, pas les joueurs). Mais pour 3 équipes engagées, ils sont venus avec 4 personnes supplémentaires, qui toutes ont été mises à contribution. L’une d’elles a même arbitré la première partie pour Rumilly, dont un joueur était défectueux, euh… non, avait signalé sa défection le matin-même. Les interclubs, c’est quand même un vrai numéro de jonglage (malabarismo en espagnol). Alors un grand merci aux personnes accompagna-trices (Nadège entre autres) qui elles aussi ont travaillé toute la journée. Un rêve pour l’année prochaine : que toutes les équipes viennent avec une personne en plus des joueurs, comme cela devrait être le cas. Comment ça, je suis utopiste ? * MALABAR : homme grand et fort Un MINICAR*, peut-être le moyen de transport pour la finale, pour les 8 personnes seulement du comité à avoir joué (D)ISJOINS : 4 dans les 35 premières tables (Eric Douillet, Jean-Pierre Brelle, Jean-Louis Humbert et Maryse Eyraud) et 4 réparties dans le reste de la salle (Gilles Pech, Laurent Odier, Daniel Martinet et Annick Frier). Comme quoi, le scrabble, ce n’est pas qu’une question de vocabulaire. * MINICAR (ou MINIBUS, mais la rime n’était pas bonne) : petit autocar Un CASTAR* pour les deux hommes forts de la salle à avoir joué A(B)OITEAU : Pierre-Claude Singer et Christiane Fragnet (?!). Comme quoi, au scrabble, les coups joker sont encore ceux qui font la différence et ils méritent un entraînement particulier. Les parties joker, dont certains joueurs ne veulent pas entendre parler en club, sont quand même les plus « éducatives » si elles sont accompagnées de commentaires, et si on accepte de ne pas venir au club juste pour se classer devant la copine. * CASTAR : formidable, costaud Un NANAR* pour la joueuse d’un club qui, bien que capable et l’ayant déjà fait auparavant, a refusé d’arbitrer une partie : elle a ainsi condamné sa présidente (la peine n’est pas bien lourde) à arbitrer les 3 parties, malgré le souhait tout à fait raisonnable de celle-ci de jouer une des parties. Moi qui croyais que les interclubs, c’était l’occasion pour le plus grand nombre de participer et d’agir dans un esprit collectif. Je ne pense pas que j’aurais été, personnellement, aussi conciliante que cette présidente, mais je garde espoir. Peut-être l’année prochaine verra-t-on des arbitres tournants dans cette équipe. Quand je vous disais que mon optimisme (vous avez dit utopisme ?) était incorrigible ! * NANAR : mauvais film Un BOLIVAR* à l’équipe 2 de La Côte-Saint-André (il m’arrive aussi d’être parti-sane) qui a gagné la division 6. Bravo à toutes, et surtout à Danièle, qui faisait là son premier tournoi officiel. Et pas de regret pour l’équipe 1 : elles avaient affaire à de gros poissons en division 5 (Daniel Martinet, (D)ISJOINS dans la P2, Pierre Martin-Cocher et Lison Garnier, INSTIGUÂT dans la P3, pour ne citer qu’eux). * BOLIVAR : large chapeau haut de forme Enfin, un IFTAR* à la joueuse qui, pleine de gratitude avant même de commen-cer, est arrivée avec une tablette de chocolat pour les organisateurs. Effectivement, vu que la pause (?) de midi ne nous a permis d’avaler qu’une bière et un bout de pizza (merci, Président) malgré la glacière préparée mais restée intacte dans le coffre de la voiture, cette offrande n’a pu être dégustée que bien tardivement. Si de tels cadeaux pouvaient motiver des gourmands à prendre notre suite… * IFTAR : pendant le ramadan, 1er repas pris après le coucher du soleil Bon, je vais m’arrêter là parce qu’après, les remerciements n’en finissent plus. Je laisse aux artistes le soin de réaliser les statuettes correspondantes. En fin de compte, pas de cauchemar, de trafalgar, de loubar ou autre lascar, à peine un escobar qu’on a déjà oublié.
Alors, vivement l’année prochaine !
Sylvie Guillemar(d) |