Comité Régional Dauphiné-Savoie de Scrabble®

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Année 2009

Festival d'EvianGérard Carry16/09/09

"Naissance d’un tournoi ATP"

ATP pour les adeptes de tennis anglophones, cela veut dire Association of Tennis Professionals, pour ceux qui seraient plus francophones cela signifie Association des Tennismans Professionnels. Pour ceux qui auraient fait des études de médecine ou de biologie, ATP évoque l’Adénosine TriPhosphate, dixit Wikipédia : ‘molécule utilisée chez tous les organismes vivants pour fournir de l'énergie aux réactions chimiques’ , mais pour ceux qui auraient une ouverture d’esprit largement supérieure, cela évoque immanquablement le Président de notre beau Comité Dauphiné-Savoie de Scrabble: Alphonse Tarantini dit suivant le moment le Parrain (certainement de par ses origines du bas de la botte) ou Papillon (personne n’a jamais su pourquoi !).

Or donc, voilà bientôt deux ans, le susdit ATP nous a annoncé au coin d’une table garnie de Grimbergen embuée, qu’il avait été contacté par une municipalité, qui dispose d’une salle pouvant accueillir un tournoi de scrabble, qu’elle met gracieusement à notre disposition ainsi que l’assistance technique qui s’impose et que donc il allait voir ce qu’on pouvait faire. On avait deux solutions : soit, en vertu du fait que nous avons aussi le droit de profiter de nos vacances, le noyer dans des flots de bière belge jusqu’à ce qu’il ait oublié, soit nous noyer dans des flots du même breuvage pour faire passer la pilule. Heureusement, nous avons choisi la seconde alternative. Et donc, voilà ATP version Papillon, qui fait le plein d’ATP (version Adénosine Truc) et qui réagit au quart de tour. Les chefs, mêmes ceux qui mouillent le maillot, c’est YAKA FAUCON, vous avez remarqué ?

Donc après deux visites sur les lieux du crime et discussion avec la mafia locale, ATP version le Parrain nous susurre d’une voix éraillée, on va faire un festival là-bas, … puisque tu le dis !

Donc YAKA, mais démarrer un festival en dehors de faire le plein d’Adénosine machin, c’est aussi :

  • trouver une date : ça devient de loin le plus difficile. Il faut trouver un créneau qui n’empiète pas sur des manifestations du Comité, qui n’empiète pas sur des manifestations des Comités voisins, qui ait des chances de convenir aux joueurs potentiels. Pas si facile. J’ai suggéré du 26 au 30 Décembre à Arkhangelsk ! Ça n’a pas été retenu. Après diverses tergiversations et consultations, nous avons opté pour la fin Août, en espérant ne pas empiéter sur les plates-bandes de nos amis Auvergnats (l’analyse montre qu’une dizaine, nous y compris, des habitués de Chatel-Guyon l’ont déserté : l’attrait du neuf ?)


  • trouver un programme : là, TAKA laisser YAKA délirer. T’as pas fini ta bière, qu’il t’a introduit (ne vous arrêtez pas là dans la lecture, quoique !) un tournoi en 7 parties, puisque personne ne l’a jamais fait. Sauf que Sigles, les tournois en 7 parties, connaît pas. Demerden Sie Sich ! Et puis je te rajoute là-dessus un tournoi en PO des fois que les arbitres s’ennuient.


  • trouver des arbitres, puisqu’on en parle : ça ce n’est pas le plus difficile, vu que les masos ne manquent pas. Mais, car il y a toujours un mais, c’est sans compter avec YAKA, car vous avez beau lui dire, c’est la première année, qu’il faut se faire la main, que limiter les inscriptions à 150 joueurs serait raisonnable, l’intrépide vous prend 190 inscriptions – nous partîmes 180 et quelques, nous arrivâmes 176. Qu’à cela ne tienne, vous trouverez bien dans vos connaissances quelques arbitres des comités voisins prêts à venir partager vos apéros. Ceux qu’on a trouvés sont gentil(le)s et ne boivent pas trop, ‘ça n’en fait plus pour nous, hic’.


  • trouver des ramasseurs : autant quand vous êtes sur place ou dans un festival fédéral avec son acquis, la récolte du ramasseur est une activité relativement aisée, l’offre étant généralement supérieure à la demande, autant quand vous êtes à 200km du futur lieu de vos exploits sans une infrastructure scrabblesque (un club) sur place, cette tâche devient ardue. Le ramasseur se meut en une denrée volatile, peu fiable. A chaque partie, vous tremblerez jusqu’au tirage initial et souvent vous irez chercher le clochard qui dort sur le banc devant la salle (là je vais me faire étriper) pour remplacer le ramasseur manquant. Et encore compte tenu de l’infrastructure qui nous était offerte, n’avions nous pas besoin de teneurs de tableau, ouf !


  • trouver des lots et récompenses, trouver des logements pour les arbitres, trouver des places de parking gratuites, trouver le contenu des apéros, trouver les mille choses qui contenteront vos joueurs et organisateurs et qui feront un festival réussi: dans ce registre, le meilleur que je connaisse, c’est ATP version Papillon. Je t’embobine l’Office du Tourisme, je t’embobine le restaurant d’en face, je t’embobine le bar un peu plus loin, je t’embobine le gérant de la résidence de rêve, jusqu’à la Police Municipale qui y a droit. C’est le meilleur je vous dis, d’ailleurs on vous le vend.


  • organiser la logistique : Papillon n’étant plus là (on vient de vous le vendre), nous voilà tranquille pour organiser les salles comme on veut et surtout pour mettre en place l’informatique et là on a encore la perle, mais celui-là on le garde, c’est notre webmestre (je ne cite pas son nom, il est timide et modeste). En un tournemain il vous a mis tous les ordis en réseau, il vous les a initialisés et il s’occupera de récupérer les résultats à la fin de la partie. Arbitre chez nous c’est facile : vous arrivez avec une main dans la poche qui contient votre dongle, l’autre dans celle du stylo rouge et du stylo vert, même au moment du premier tirage ça ne pose pas de problème, votre ordi est prêt. A la fin de la partie vous lancez l’impression du tableur sans vous préoccuper de savoir si votre imprimante est opérationnelle : elle est sur le réseau. Vous n’exportez surtout pas sur une clé, AM (zut ! j’ai donné son nom) s’en charge. Une vraie sinécure. Pas si masos que ça, les arbitres, finalement.

Nous avons bien mélangé tout cela, nous avons géré le scotch qui ne colle pas, le programme qui bogue, le ramasseur qui manque, la bouilloire bouchée et, à l’insu de notre plein gré, nous avons eu le plaisir de contribuer à la première d’un nouveau festival ATP (P comme Peut-le-faire sans doute) dit Festival d’Evian.

Remarque : le monde n’étant pas aussi idyllique qu’il y parait, il vous manquera toujours un bout de câble ou un tableau pour afficher et il y aura toujours un micro en panne ou un haut-parleur trop fort. Vous aurez toujours au dernier moment une idée géniale sur la disposition de la salle ou de l’arbitrage. Veillez donc à vous entourer d’une équipe technique solide, disponible et réactive. La notre était ce qui se fait de mieux et on se la garde. Merci Messieurs.

Pour que ça marche, il faut quand même, autour d’un papillon qui papillonne, quelques abeilles qui butinent (Proverbe coratin).

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